{"id":397,"date":"2026-03-01T12:26:51","date_gmt":"2026-03-01T11:26:51","guid":{"rendered":"https:\/\/oft-tchad.com\/?p=397"},"modified":"2026-03-01T12:47:21","modified_gmt":"2026-03-01T11:47:21","slug":"397","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/2026\/03\/01\/397\/","title":{"rendered":"Organisation spatiale de la culture de sorgho dans la vall\u00e9esup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9, R\u00e9gion du Nord"},"content":{"rendered":"\n<!DOCTYPE html>\n<html lang=\"fr\">\n<head>\n  <meta charset=\"UTF-8\">\n  <title>Organisation spatiale de la culture de sorgho dans la vall\u00e9e sup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9, R\u00e9gion du Nord-Cameroun<\/title>\n  <meta name=\"description\" content=\"\u00c9tude de l'organisation spatiale du sorgho dessaisonn\u00e9 (muskwari) dans la haute vall\u00e9e de la B\u00e9nou\u00e9, Nord-Cameroun.\">\n<\/head>\n<body>\n\n<article>\n\n  <!-- Titre -->\n  <h1>Organisation spatiale de la culture de sorgho dans la vall\u00e9e sup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9, R\u00e9gion du Nord-Cameroun<\/h1>\n  <h2>Spatial Organisation of Sorghum Cultivation in the Upper Benue Valley, North Cameroon Region<\/h2>\n\n  <!-- Auteurs -->\n  <p><strong>BAKARI Nestor<\/strong><br>\n  Universit\u00e9 de Maroua, Cameroun<br>\n  Email : <a href=\"mailto:baknesta@gmail.com\">baknesta@gmail.com<\/a><\/p>\n\n  <p><strong>AOUDOU DOUA Sylvain<\/strong><br>\n  Professeur, Universit\u00e9 de Maroua, Cameroun<br>\n  Email : <a href=\"mailto:aoudoudoua@yahoo.fr\">aoudoudoua@yahoo.fr<\/a><\/p>\n\n  <p><strong>MBANMEYH Marie Madeleine<\/strong><br>\n  Universit\u00e9 de Maroua, Cameroun<br>\n  Email : <a href=\"mailto:mbanmeyh@gmail.com\">mbanmeyh@gmail.com<\/a><\/p>\n\n  <!-- R\u00e9sum\u00e9 -->\n  <h3>R\u00e9sum\u00e9<\/h3>\n  <p>\n    Cette \u00e9tude analyse l&#8217;organisation spatiale du sorgho dessaisonn\u00e9 (muskwari) dans la haute vall\u00e9e de la B\u00e9nou\u00e9 au Nord-Cameroun. \n    En combinant enqu\u00eates sociales et lev\u00e9s GPS, les auteurs examinent comment la culture s&#8217;adapte aux contraintes hydrologiques et \n    topographiques, particuli\u00e8rement depuis la mise en service du barrage de Lagdo en 1982. Les r\u00e9sultats r\u00e9v\u00e8lent une organisation \n    \u00e0 trois \u00e9chelles : une concentration dans les cuvettes inondables le long du r\u00e9seau hydrographique, une zonation des pratiques \n    selon l&#8217;altitude (zones basses, interm\u00e9diaires et bords de cuvettes), et une gestion micro-locale au niveau de la parcelle \n    (densit\u00e9 de 10 000 plants\/ha). L&#8217;\u00e9tude souligne que l&#8217;expertise traditionnelle des agriculteurs permet une exploitation optimis\u00e9e \n    des sols (vertisols) et des ressources en eau, garantissant la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire r\u00e9gionale.\n  <\/p>\n\n  <!-- Mots-cl\u00e9s -->\n  <p><strong>Mots cl\u00e9s :<\/strong> sorgho dessaisonn\u00e9, organisation spatiale, sols, topographie, r\u00e9seau hydrographique<\/p>\n\n  <!-- Introduction -->\n  <h3>Introduction<\/h3>\n  <p>\n    La th\u00e9orie de relation entre les plantes et leur biodiversit\u00e9 pr\u00e9sente l&#8217;interaction qui existe entre les plantes et leur environnement. \n    Ainsi, le m\u00e9canisme d&#8217;adaptation des plantes dans leur biodiversit\u00e9 d\u00e9pend des conditions hydriques, climatiques, m\u00e9t\u00e9orologiques et \n    \u00e9daphiques qu&#8217;exigent ces esp\u00e8ces. Selon Tardieu F (2012), les plantes d\u00e9pendent plus directement de leur environnement que les animaux, \n    en particulier pour les variables affect\u00e9es par le changement climatique comme la temp\u00e9rature, la disponibilit\u00e9 en eau du sol et la teneur \n    en CO<sub>2<\/sub> de l&#8217;air : (i) le flux d&#8217;eau qui traverse une plante chaque jour repr\u00e9sente 20 \u00e0 200 % de son contenu en eau (contre 1\u20132 % \n    chez l&#8217;homme) et peut varier de 1 \u00e0 5 en fonction du rayonnement solaire et de la s\u00e9cheresse de l&#8217;air ; (ii) la temp\u00e9rature des plantes peut \n    varier chaque jour de dizaines de degr\u00e9s, suivant le rayonnement (qui r\u00e9chauffe la plante) et la transpiration (qui la rafra\u00eechit) \n    (Amigues et al., 2006) ; (iii) la photosynth\u00e8se d\u00e9pend du rayonnement et de la teneur en CO<sub>2<\/sub> de l&#8217;air, mais aussi de la transpiration : \n    les caract\u00e8res qui r\u00e9duisent la transpiration (\u00e9conomie d&#8217;eau) r\u00e9duisent aussi la photosynth\u00e8se (moindre biomasse) (Blum, 2009 ; Tardieu, 2012).\n  <\/p>\n  <p>\n    Cependant, le sorgho repiqu\u00e9 de contre-saison, ou muskwari, constitue le pilier de l&#8217;alimentation traditionnelle dans le Nord du Cameroun. \n    Dans la vall\u00e9e sup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9, cette culture repose historiquement sur le cycle des inondations naturelles qui saturent les vertisols \n    avant la d\u00e9crue. Cependant, la construction du barrage de Lagdo a perturb\u00e9 ces dynamiques, poussant l&#8217;\u00c9tat \u00e0 am\u00e9nager des digues pour \n    reconstituer artificiellement les zones d&#8217;\u00e9pandage de crues. L&#8217;objectif de cet article est de caract\u00e9riser l&#8217;organisation spatiale actuelle \n    de cette culture face \u00e0 ces changements. \u00c0 travers une approche m\u00e9thodologique m\u00ealant cartographie et observations de terrain, nous analysons \n    comment la topographie et la disponibilit\u00e9 hydrique structurent la distribution des parcelles et les choix techniques des agriculteurs, de \n    l&#8217;\u00e9chelle de la vall\u00e9e \u00e0 celle de la plante.\n  <\/p>\n\n  <!-- 1. Cadre m\u00e9thodologique et g\u00e9ographique -->\n  <h3>1. Cadre m\u00e9thodologique et g\u00e9ographique de l&#8217;\u00e9tude<\/h3>\n\n  <h4>1.1. Cadre g\u00e9ographique de l&#8217;\u00e9tude<\/h4>\n  <p>\n    Pour cette \u00e9tude bas\u00e9e sur l&#8217;organisation spatiale de la culture de sorgho dessaisonn\u00e9, il a \u00e9t\u00e9 d\u00e9fini une zone d&#8217;\u00e9tude dans la vall\u00e9e \n    sup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9 \u00e0 cause de ses particularit\u00e9s g\u00e9ographiques tr\u00e8s indispensables \u00e0 la culture de sorgho dessaisonn\u00e9. La figure ci-dessous \n    repr\u00e9sente g\u00e9ographiquement la zone d&#8217;\u00e9tude.\n  <\/p>\n\n  <figure>\n    <img decoding=\"async\" src=\"figure1-zone-etude-sorgho-benoue.jpg\" alt=\"Localisation de la zone d'\u00e9tude dans la vall\u00e9e sup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9\">\n    <figcaption>Figure 1. Localisation de la zone d&#8217;\u00e9tude<\/figcaption>\n  <\/figure>\n\n  <h4>1.2. Cadre m\u00e9thodologique<\/h4>\n  <p>\n    Il a \u00e9t\u00e9 effectu\u00e9 une enqu\u00eate sociale coupl\u00e9e aux lev\u00e9es GPS des parcelles pour pouvoir identifier et caract\u00e9riser les exploitants de chaque \n    parcelle. L&#8217;on a d&#8217;abord commenc\u00e9 par l&#8217;exploration du terrain en juillet 2019. L&#8217;objectif de cette descente \u00e9tait de voir dans quelle mesure \n    il est possible de r\u00e9aliser une \u00e9tude dans une vall\u00e9e, une zone constamment inond\u00e9e en p\u00e9riode de crue. Ainsi donc il a \u00e9t\u00e9 possible d&#8217;identifier \n    les pistes \u00e0 parcourir pendant les prochaines descentes sur le terrain. Ensuite, elle a permis d&#8217;entrer en contact avec la population locale, \n    les muskwariculteurs, et les autorit\u00e9s locales, ce qui a facilit\u00e9 les recherches sur le terrain dans le lit majeur de la B\u00e9nou\u00e9.\n  <\/p>\n  <p>\n    Les donn\u00e9es sociales et les lev\u00e9es GPS des parcelles ont permis de proc\u00e9der \u00e0 la cartographie de l&#8217;organisation spatiale de la culture de sorgho \n    dessaisonn\u00e9 dans la vall\u00e9e sup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9.\n  <\/p>\n\n  <!-- 2. R\u00e9sultats -->\n  <h3>2. R\u00e9sultats<\/h3>\n\n  <h4>2.1. La culture de sorgho dessaisonn\u00e9 avant l&#8217;am\u00e9nagement du barrage de Lagdo<\/h4>\n  <p>\n    Avant la mise en eau du barrage de Lagdo, la culture de sorgho repiqu\u00e9 de contre-saison \u00e9tait rendue possible gr\u00e2ce aux inondations naturelles. \n    En effet, pendant cette p\u00e9riode, pour une bonne production, il faut au moins une pluviom\u00e9trie moyenne de 900 \u00e0 1000 mm pour bien alimenter la \n    nappe phr\u00e9atique. Parall\u00e8lement \u00e0 cette inondation, les torrents et les cours d&#8217;eau du secteur nord de la ligne Pitoa-Gu\u00e9bak\u00e9-B\u00e9-Labord\u00e9 se \n    d\u00e9versaient dans les cuvettes \u00e0 muskwari et canalis\u00e9s par la suite par la succession des chenaux suivants (le prolongement de Mayo-Badjouma en \n    direction de l&#8217;Ouest, le Mayo-Djoubo Lao et le Mayo-Djoulot). Il faut noter que cette forme d&#8217;inondation arrive bien avant la crue de la B\u00e9nou\u00e9. \n    Et c&#8217;est ainsi donc que les muskwari-culteurs arrivent \u00e0 bien r\u00e9aliser leur culture de contre-saison.\n  <\/p>\n  <p>\n    Pour mener \u00e0 bien une campagne agricole de muskwari, diff\u00e9rents travaux doivent \u00eatre ex\u00e9cut\u00e9s et parmi ces travaux, il y a le d\u00e9sherbage du \n    terrain qui est tr\u00e8s important. D\u00e8s les premi\u00e8res pluies, les herbes poussent avec une grande vitesse sur les vertisols, mais si l&#8217;inondation du \n    terrain est importante et que l&#8217;eau s\u00e9journe assez longtemps en surface, alors les herbes ont le temps de pourrir et dans ce cas, les cultivateurs \n    sont \u00e9pargn\u00e9s des efforts du d\u00e9sherbage.\n  <\/p>\n  <p>\n    Cependant, d\u00e8s la mise en eau de la retenue de Lagdo en 1982, la suppression des crues qui rendaient possible, \u00e0 la d\u00e9crue, la culture de \n    mouskwari (sorghos repiqu\u00e9s sur les vertisols), base de l&#8217;alimentation traditionnelle locale, a suscit\u00e9 la plainte des paysans. Afin de permettre \n    \u00e0 la population de la r\u00e9gion de cultiver le mouskwari comme elle pouvait le faire traditionnellement avant la construction du barrage de Lagdo, \n    le gouvernement camerounais a financ\u00e9 la construction \u00e0 Garoua, Pitoa, Gu\u00e9bak\u00e9, Langui et B\u00e9, d&#8217;une s\u00e9rie de digues ayant pour but de reconstituer \n    artificiellement les inondations de la B\u00e9nou\u00e9.\n  <\/p>\n  <p>\n    Ces digues, dimensionn\u00e9es de mani\u00e8re \u00e0 pouvoir contenir et \u00e9vacuer des crues correspondant \u00e0 une pluie cinquantenaire, permettent de retenir les \n    eaux des bassins versants lat\u00e9raux (et non les eaux de la B\u00e9nou\u00e9) et de sauvegarder pr\u00e8s de 5 240 ha de vastes d\u00e9pressions repr\u00e9sentant les \n    meilleures terres \u00e0 mouskwari. Malgr\u00e9 l&#8217;importance de ces digues, leurs constructions ont \u00e9galement entra\u00een\u00e9 la perte de quelques terres de \n    cultures. Une description individuelle des am\u00e9nagements de ces digues en aval de la retenue de Lagdo nous est tr\u00e8s indispensable pour appr\u00e9cier \n    l&#8217;effet du barrage de Lagdo sur la culture de sorgho dessaisonn\u00e9 dans la vall\u00e9e de la B\u00e9nou\u00e9.\n  <\/p>\n\n  <h4>2.2. Le sorgho dessaisonn\u00e9 dans son espace : analyse \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle de la vall\u00e9e et des cuvettes<\/h4>\n  <p>\n    \u00c0 l&#8217;\u00e9chelle de la vall\u00e9e et des cuvettes, la disponibilit\u00e9 et la gestion des ressources en eau sont des facteurs primordiaux qui influencent la \n    distribution spatiale des parcelles de sorgho repiqu\u00e9. Dans la vall\u00e9e de la B\u00e9nou\u00e9, o\u00f9 la culture du sorgho repiqu\u00e9 est largement pratiqu\u00e9e, \n    les champs sont en g\u00e9n\u00e9ral situ\u00e9s dans des zones o\u00f9 les sols retiennent bien l&#8217;eau apr\u00e8s la saison des pluies (dans les cuvettes). Le calendrier \n    de repiquage du muskwari est \u00e9troitement li\u00e9 au retrait des eaux d&#8217;inondation dans les plaines inondables, ce qui d\u00e9termine l&#8217;emplacement et le \n    moment de la plantation sur diff\u00e9rents types de sols. L&#8217;irrigation suppl\u00e9mentaire peut \u00e9galement jouer un r\u00f4le significatif dans le rendement du \n    sorgho repiqu\u00e9, ce qui sugg\u00e8re que la proximit\u00e9 de sources d&#8217;eau comme la B\u00e9nou\u00e9 pour l&#8217;irrigation pourrait influencer la distribution des champs \n    dans les zones o\u00f9 cette pratique est possible.\n  <\/p>\n  <p>\n    La topographie de la vall\u00e9e et des cuvettes a \u00e9galement un impact sur la gestion de l&#8217;eau. Les pentes, les r\u00e9seaux de drainage et la pr\u00e9sence de \n    d\u00e9pressions naturelles affectent la r\u00e9tention d&#8217;eau et le ruissellement, influen\u00e7ant ainsi l&#8217;aptitude et l&#8217;agencement spatial des terres pour la \n    culture du sorgho repiqu\u00e9. Les agriculteurs s&#8217;appuient sur leurs connaissances \u00e9cologiques traditionnelles des r\u00e9gimes hydrologiques locaux, des \n    types de sols et des microclimats au sein des vall\u00e9es et des cuvettes pour choisir les emplacements optimaux pour leurs cultures de sorgho repiqu\u00e9. \n    Cette expertise ancestrale guide la s\u00e9lection des zones les plus propices en fonction de la disponibilit\u00e9 de l&#8217;eau et d&#8217;autres facteurs \n    environnementaux.\n  <\/p>\n\n  <figure>\n    <img decoding=\"async\" src=\"figure2-organisation-sorgho-vallee-cuvettes.jpg\" alt=\"Organisation de la culture de sorgho dessaisonn\u00e9 \u00e0 l'\u00e9chelle de la vall\u00e9e et des cuvettes\">\n    <figcaption>Figure 2. Organisation de la culture de sorgho dessaisonn\u00e9 \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle de la vall\u00e9e et des cuvettes<\/figcaption>\n  <\/figure>\n\n  <p>\n    La distribution spatiale des zones de culture de muskwari \u00e0 l&#8217;\u00e9chelle de la vall\u00e9e est fortement influenc\u00e9e par la pr\u00e9sence de vastes \u00e9tendues \n    situ\u00e9es \u00e0 des altitudes relativement basses, susceptibles d&#8217;\u00eatre inond\u00e9es de mani\u00e8re saisonni\u00e8re par la crue de la B\u00e9nou\u00e9 et de ses affluents. \n    On observe une concentration significative des zones identifi\u00e9es comme \u00ab cuvette \u00e0 muskwari \u00bb le long du lit majeur de la rivi\u00e8re et \u00e0 proximit\u00e9 \n    des localit\u00e9s telles que Garoua, Pitoa, Gu\u00e9bak\u00e9, Perma, Babla, Karewa et Djoulol. Ces cuvettes, caract\u00e9ris\u00e9es par des altitudes g\u00e9n\u00e9ralement \n    inf\u00e9rieures \u00e0 182,6 m\u00e8tres, repr\u00e9sentent les d\u00e9pressions naturelles o\u00f9 l&#8217;eau de crue se collecte, cr\u00e9ant les conditions hydriques favorables \u00e0 la \n    culture du muskwari. La morphologie de la vall\u00e9e, avec ses zones d&#8217;inondation bien d\u00e9finies, structure ainsi une organisation spatiale o\u00f9 les \n    activit\u00e9s li\u00e9es au muskwari sont intrins\u00e8quement li\u00e9es au r\u00e9seau hydrographique.\n  <\/p>\n  <p>\n    Au sein de chaque cuvette inondable, l&#8217;organisation de la culture de muskwari est modul\u00e9e par les variations d&#8217;altitude, m\u00eame minimes. On peut \n    anticiper une zonation des pratiques culturales en fonction de la dur\u00e9e et de la hauteur de l&#8217;inondation :\n  <\/p>\n  <ul>\n    <li><strong>Zones les plus basses (\u2264 182,6 m)<\/strong> : fr\u00e9quemment et durablement inond\u00e9es, d\u00e9di\u00e9es aux vari\u00e9t\u00e9s les plus tol\u00e9rantes \u00e0 \n    l&#8217;immersion prolong\u00e9e ; les parcelles y sont organis\u00e9es pour optimiser la r\u00e9tention d&#8217;eau et l&#8217;apport de s\u00e9diments fertiles.<\/li>\n    <li><strong>Zones interm\u00e9diaires (182,6\u2013187,8 m et 187,8\u2013193,1 m)<\/strong> : inondations moins longues et moins profondes, accueillant des \n    vari\u00e9t\u00e9s moins r\u00e9sistantes \u00e0 l&#8217;immersion, avec un drainage plus rapide apr\u00e8s le retrait des eaux.<\/li>\n    <li><strong>Bords de cuvettes (&gt; 193,1 m)<\/strong> : rarement inond\u00e9s, utilis\u00e9s pour des cultures alternatives ou comme zones de transition ; \n    la culture du muskwari y est marginale voire absente.<\/li>\n  <\/ul>\n  <p>\n    L&#8217;observation des courbes de niveau au sein des cuvettes \u00e0 muskwari sugg\u00e8re une micro-topographie vari\u00e9e, impliquant une organisation parcellaire \n    adaptative \u00e0 ces subtiles diff\u00e9rences d&#8217;altitude et donc de r\u00e9gime hydrique, qui impactent par cons\u00e9quent la production.\n  <\/p>\n\n  <figure>\n    <img decoding=\"async\" src=\"figure3-correlation-altitude-production.jpg\" alt=\"Corr\u00e9lation entre les altitudes et la production de sorgho dessaisonn\u00e9\">\n    <figcaption>Figure 3. Corr\u00e9lation entre les altitudes et la production<\/figcaption>\n  <\/figure>\n\n  <!-- Ici tu pourras ajouter la suite : discussion, conclusion, bibliographie -->\n  <!--\n  <h3>3. Discussion<\/h3>\n  ... \n\n  <h3>Conclusion<\/h3>\n  ...\n\n  <h3>R\u00e9f\u00e9rences bibliographiques<\/h3>\n  <p>...<\/p>\n  -->\n\n<\/article>\n\n<\/body>\n<\/html>\n\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Organisation spatiale de la culture de sorgho dans la vall\u00e9e sup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9, R\u00e9gion du Nord-Cameroun Organisation spatiale de la culture de sorgho dans la vall\u00e9e sup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9, R\u00e9gion du Nord-Cameroun Spatial Organisation of Sorghum Cultivation in the Upper Benue Valley, North Cameroon Region BAKARI Nestor Universit\u00e9 de Maroua, Cameroun Email : &#8230; <a title=\"Organisation spatiale de la culture de sorgho dans la vall\u00e9esup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9, R\u00e9gion du Nord\" class=\"read-more\" href=\"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/2026\/03\/01\/397\/\" aria-label=\"En savoir plus sur Organisation spatiale de la culture de sorgho dans la vall\u00e9esup\u00e9rieure de la B\u00e9nou\u00e9, R\u00e9gion du Nord\">Lire la suite<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[16,21],"tags":[],"class_list":["post-397","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-16","category-volume-6"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/397"}],"collection":[{"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=397"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/397\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":400,"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/397\/revisions\/400"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=397"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=397"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/oft-tchad.com\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=397"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}